Ligue française contre l’épilepsie

La Ligue Française contre l’Épilepsie est le chapitre français de International Ligue Against Epilepsy (ILAE). Elle est ouverte à tous les professionnels (médecins, professions paramédicales et sociales), qui ont choisi de consacrer leur savoir et leur énergie au service des patients épileptiques.

Elle a pour objectif de faire progresser la connaissance des épilepsies et d’améliorer le statut des personnes qui en souffrent, de participer à l’enseignement et à la formations des médecins de des professionnels en matière d’épilepsie, de collaborer avec les autres organismes, en particulier les associations de patients, pour lutter contre l’épilepsie, encourager et susciter les initiatives, privées, ou publiques, qui se manifestent dans ce sens.

Qu’est ce que l’épilepsie?

En réalité il ne faudrait pas parler d’épilepsie au singulier mais au pluriel, car sous ce vocable se retrouvent des symptômes, des origines et des fonctionnements pathologiques très différents.

Épilepsie tonico-clonique

C’est cette forme qui est la plus connue du grand public. Elle se manifeste par des crises violentes et brutales d’activité nerveuse et musculaire désordonnées et incontrôlables. Le sujet tombe la plupart du temps au sol et convulse. Une fois la crise terminée, il est comme vidée de toute force. Contrairement à l’idée reçue la plupart des victimes de ce type d’épilepsie sont conscients de ce qui se passe autour d’eux durant la crise. Longtemps considérée comme un signe de possession démoniaque, elle a été étudiée par les médecins du début du vingtième siècle et traité par électrochocs ou lobotomie. On sait aujourd’hui qu’elles peuvent avoir une origine lésionnelle, avec dans certains cas un terrain génétique. On l’a jusqu’à encore assez récemment traitée à l’aide de lithium ou de composés inhibant le système nerveux. Selon la localisation de la zone touchée, une opération chirurgicale est possible.

Les épilepsies de type absence

Ce sont les moins connues et les plus rares. Elles ne se manifestent pas par des crises convulsives spectaculaires mais au contraire par un « arrêt du temps » chez la victime. Elle peut s’arrêter soudain au milieu d’une phrase et la reprendre comme si ce rien n’était trente secondes plus tard. La crise est donc la plupart du temps silencieuse et invisible pour qui n’est pas accoutumé du fait. Les absences peuvent durer des dizaines de secondes et il a déjà été constaté qu’elles pouvaient se manifester des centaines de fois dans une journée, de sorte que la personne perde des pans entiers de la journée qui s’écoule. Les conséquences en terme d’apprentissage sont lourdes. Rarement l’épileptique peut suivre une scolarité dans accrocs.